Communiqué de presse de la fédération CGT de la Santé et de l'Action
Sociale
Dans un contexte où le Président de la République annonce la fin des 35 heures (qui désorganiseraient l’hôpital…) et où il fait totalement l’impasse sur ses promesses électorales sur la question des
salaires, la Ministre de la Santé a reçu, le 8 janvier, les organisations syndicales sur le sujet des heures supplémentaires non payées,
non récupérées et des jours accumulés dans les C.E.T.
Elle affirme vouloir une concertation et aller vite.
La ficelle est un peu grosse et la manoeuvre de diversion est cohérente avec les discussions dans la
Fonction Publique : on piétine sur la négociation salariale et Mme la Ministre trouve 900 millions d’euros pour les heures supplémentaires et les
C.E.T. !
L’opération est miraculeuse quant on connaît le contexte budgétaire de nos
établissements !
La CGT discutera heures supplémentaires et C.E.T., mais cela ne règle pas la question salariale ni celle
des conditions de travail, encore moins celle de l’emploi public hospitalier.
Il faudra ouvrir de réelles négociations sur ces sujets.
La CGT ne négociera pas« le travailler plus » pour les hospitaliers et exigera des garanties sur les 35
heures et les 32h30 pour les personnels hospitaliers. Nous sommes très déterminés à ne pas en accepter la remise en cause.
Le contenu de la négociation doit aborder les questions de la revalorisation des heures de nuit, du
travail du dimanche. Pour les heures supplémentaires, nous voulons l’égalité de traitement avec le secteur privé concernant leur
rémunération.
Pour les C.E.T., nous voulons que le libre choix soit laissé à l’agent entre paiement ou récupération
…
Il est assez contradictoire de proposer aux salariés de se faire payer des jours accumulés non pris et
dans le même temps de les amener à payer pour travailler, par la création des ordres professionnels. Nous réaffirmons notre opposition aux
ordres professionnels.
La Fédération CGT de la Santé et de l’Action Sociale appelle l’ensemble des salarié(e)s du sanitaire et
du social, public et privé à hausser le ton sur les salaires, les conditions de travail, la RTT, l’emploi, les financements.
La journée d’action du 24 Janvier 2008 nous donne l’occasion de peser sur cette négociation qui s’ouvre et celles que nous devons obtenir.
Publié dans : Communiqués
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